lundi 14 août 2017

Tourisme

Apparemment, le gouvernement voudrait qu'il y ait cent millions de touristes en France. Mais, ailleurs, où le tourisme a beaucoup cru ces derniers temps (Espagne), la population se révolte. Car le tourisme provoque de sévères désagréments. Particulièrement lorsqu'il est le fait des Anglais. (Une émission de France Culture, ce matin.)

Le libéral dit : le tourisme rapporte de l'argent, donc il est bon. Seulement, le tourisme rapporte à certains, et coûte aux autres. D'ailleurs, ceux qui ont le plus à gagner ne sont pas forcément des nationaux. En particulier, AirBnB prend 17% du prix de la location. Alors on répond : réglementons. Interdiction de posséder des résidences secondaires en ville, par exemple. (Cela se ferait à Amsterdam, selon l'émission.) D'où la situation actuelle de la France : à coups de réglementations faites par un corps législatif qui vit dans l'abstraction, on parvient à des aberrations. 

Echec et mat ? Il existe un troisième type de technique de conduite du changement. Il consiste à "organiser l'autonomie". C'est le "changement planifié". Après une analyse de la question, tirée par le bas, le haut met en place le dispositif qui permettra à ce même bas de réaliser le changement tout en en profitant. C'est la technique qui a été utilisée par les Américains pour mettre en oeuvre le plan Marshall, afin qu'il ait des effets positifs pour tout le monde, notamment pour eux. 

(Selon Kurt Lewin, ce changement est le changement démocratique. Entre dirigisme et laisser-faire, il y a une troisième voie.)