mardi 29 août 2017

Chronique / Architecte du changement

Et moi, que fais-je dans le changement ? Dans la logique de ce qui précède, je suis un donneur d'aide. Assistance à architecture du changement, en quelque sorte. 

Depuis plus de vingt ans, mon métier consiste à aider un dirigeant qui envisage un changement critique (qui l'inquiète) à mettre au point le dispositif qui lui permettra d’atteindre l’objectif désiré. Ce dispositif doit lui paraître "évident". (Sans quoi, il ne saura pas le mettre en oeuvre.)
Exemple : pour un équipementier, faire fonctionner un processus de gestion de projets (« programmes ») qui garantisse la rentabilité du groupe (« target costing ») ; pour un opérateur : fusionner des acquisitions en réalisant la plus value désirée ; relancer une PME sans moyens, après une quasi faillite ; lancer une activité d’édition de logiciel… 
Je travaille pour des multinationales, des PME, des start up, le secteur public, et l’économie sociale... Les problèmes humains sont les mêmes partout. Même les techniques de management se sont uniformisées. J’interviens presque toujours en situation de crise.
La particularité de mon approche est de s’appuyer au maximum sur les ressources de l’entreprise. Un changement bien conçu n’a besoin que de peu de moyens.
J'apporte de l'expérience, du recul, des méthodes. Et peut-être de la sympathie, et de l'énergie. 

La pratique avant la théorie
J'interviens donc peu dans la mise en oeuvre du changement. Il n'en a pas toujours été ainsi. La particularité de mon apprentissage a été d'avoir été intimement associé aux entreprises avec lesquelles j'ai travaillé. J'ai commencé par être un salarié qui avait un pied dehors. Puis un consultant qui avait un pied (et souvent un bureau) dedans. Cette familiarité me permettait de savoir qui était important dans la réussite d'un changement ("homme clé"), et ce qu'il fallait lui dire. 
Mais, l'âge, les évolutions des attentes vis-à-vis des consultants et la (modeste) notoriété ne permettent plus de faire ce travail de terrain.