dimanche 9 juillet 2017

Espion

La radio racontait l'histoire des espions de Cambridge. Philby et les autres. En fait, ils étaient typiques des intellectuels des années 30. Ou peut-être même des intellectuels modernes. Ils étaient convaincus que le fascisme (sachant qu'alors, on n'avait aucune idée de l'horreur que signifiait ce terme) était à l'oeuvre en Grande Bretagne, et que seule l'URSS pouvait sauver le monde. On voit aussi que l'intellectuel occidental a un pouvoir énorme : ces jeunes gens n'ont eu aucun mal à infiltrer les centres névralgiques de l'Etat britannique. L'un conseillait même la reine. Surtout, l'intellectuel a une immunité quasi totale. C'est ce qu'explique Philby

Mais ce n'était peut-être pas l'intérêt général qui les motivait. Ils étaient en proie à de petites difficultés médiocres (par exemple, alcoolisme, homosexualité honteuse), que leurs beaux esprits ont rationalisé en une lutte mondiale du bien contre le mal. Staline a appelé l'intellectuel occidental, qu'il manipulait, "idiot utile". La formation de l'esprit le rend-elle incapable de fonctionner ?