jeudi 16 mars 2017

Les paradoxes du marxisme

Ce qui est bizarre avec le marxisme est qu'il n'a pas réussi là où il aurait dû. On cite souvent la Russie, qui avait très peu d'ouvriers. Mais, pour moi, le plus curieux est la fonction publique française. Comment la lutte des classes a-t-elle pu s'y implanter au point que beaucoup de présidents de notre secteur public ou para public ont été nommés pour leurs vertus de pacificateur ? Or, dans le secteur public où est le "capital" ? (Et pourquoi ne se pose-t-on pas cette question plus souvent ?)

Deux idées. 
  1. La France a conservé un modèle social d'Ancien Régime. Il n'y a plus de nobles, mais il y a deux classes : une "élite" et des exécutants. La légitimité vient du diplôme, plus de la naissance. Mais, les mêmes causes produisent les mêmes effets ?
  2. Pour coordonner un groupe d'hommes, il faut une doctrine qu'ils partagent. C'est l'enseignement que je tire du rôle de l'Islam dans la création de l'Arabie Saoudite. Dans ces conditions, l'importance de la crédibilité de la doctrine doit être secondaire. Les voies du seigneur, surtout s'il est vengeur, sont impénétrables...